Comme vous avez déjà pu le lire dans l'auto loisirs 65, la Mini Cooper S est un fantastique joujou . Son moteur est amusant à exploiter dans les plages de régimes supérieures à 4500 tours, tandit que son châssis et ses trains roulant d'une extrême rigueur refuse catégoriquement de décrocher. Un pur bonheur pour les amateurs de conduite active quoiqu'il semble clair que l'ensemble puisse encaisser que les 163 cv délivré par le 1.6 litres suralimenté. Il y a donc un petit goût de trop peu. Il ne faudrait pas s'étonner que BMW lance une version plus hargneuse. Et pour peu que le châssis puisse encore être amélioré, sa promet du sport ... En attendant, comment éviter la frustration de sentir cette auto si capable rester loin de ses limites ? Le préparateur FGA a créé pour ceux qui n'en on jamais assez le pack S217 . S comme Cooper S , 217 comme 217 cv ! CE pack peut se décomposer en trois stages. Le premier, c'est diminuer le diamètre de la poulie de compresseur et d'optimiser la cartographie électronique du moteur. Cela coûte un peu moins de 2500 euros et porte la puissance 196 cv . Pour le second stage, on ajoute à tout ça un remplacement de tout l'échappement à l'exception de la partie avant. La facture (stage 1 compris) est de 3785 Euros, la puissance est de 208 cv. Dernier stage, pour un total de 4250 Euros et 217cv, le remplacement du filtre à air forcé (effet vortx) en carbone. C'est dans cette dernière configuration que nous avons pu essayer la Cooper S ultra boostée . Et franchement, le voyage n'avait rien de décevant. Déjà ébouriffante à l'origine, la Mini devient une source de palpitation. Les accélérations restent linéaires mais elles sont plus longues. D'abord parce que le moteur grimpe à un peu plus de 7000 tours (et que même à l'approche de cette limite il ne s'essouffle pas ) , ensuite parce que le couple progresse lui aussi de 35 Nm pour passer à 245 . Et si se chiffre est atteint vers 4000 tpm , une grosse partie est disponible bien en dessous . Donc écrasé l'accélérateur en sortie de courbe en troisième à 2500 tours promet de longues secondes de plaisir . Quoique pas si long que ça, puisque la montée en régime s"accélère considérablement des 4500 tpm . Soit dit, le gain de couple et ses plus basses plages d'exploitation jouent sur le confort d'utilisation dans le trafic. Même si ce n'est pas là que le différence soit la plus marquée et que l'amortissement très typé et les roues de 18" montées par FGA (c'est joli mais ça ne sert à rien ) ne fassent pas de la Mini une auto très confortable . Mais est-ce le but ? Et le châssis, il dit quoi ? Il dit " c'est bon, vous m'avez eu , n'allez pas plus loin " . Bref les 217 cv lui font atteindre ses limites dans les courbes appuyées et sur mauvais revêtements. Non que la voiture décroche de manière significative, mais le témoin de contrôle de traction a souvent clignoté, ce qui n’arrive, avec une Cooper S d'origine , que sur route humide . Peut-être aurait-ce été mieux avec les jantes de 17 pouces. Quoi qu'il en soit, cette jouissive préparation de FGA prouve, puisque aucun élément du châssis ou les suspensions n'ont été modifiées, qu’en effet, la mini est une voiture extrêmement bien née et que son potentiel sportif est loin d'avoir fini de surprendre. Vivement la suite...